By admin On samedi, août 08 th, 2015 · no Comments · In

Découverte. Reportage avec les spécialistes des animaux de la caserne de Feyzin. Du lézard au labrador, ils cultivent la fibre animale.

Peu de gens le savent, mais la caserne de Feyzin compte dans ses rangs huit conducteurs cynotechniques. Cette spécialité des sapeurs-pompiers conduit habituellement ces derniers à effectuer des missions de secours, accompagnés par des chiens.
Ludovic Guiheneuf, sergent-chef et Julien Joannon, sergent sont, tous deux, chefs d’unité amenés à diriger une unité en intervention. Ils encadrent également les formations et les entraînements des chiens entre Feyzin et Meyzieu, autre caserne du département accueillant des équipes cynotechniques.

Des missions d’intervention variées
En 2014, 360 interventions ont été recensées. « Le panel de missions est très large. On peut intervenir pour maîtriser des animaux sauvages sur la voie publique. Il peut s’agir de chiens agressifs, de serpents exotiques, de chevreuils ou de sangliers. Je suis intervenu, une fois, pour un iguane dans le centre-ville de Lyon », raconte Julien Joannon, quelques secondes avant d’être appelé pour une intervention à Saint-Exupéry, où un lézard avait trouvé refuge dans un conteneur en provenance d’Afrique.
Le jeune pompier regrette tout de même de ne pas avoir pu assister à la capture insolite de crocodiles à Lyon. D’autres missions de secours plus « ordinaires » font aussi partie du quotidien de ces équipes « homme-chien ».

Une équipe de sauvetage
Généralement, à la suite d’un effondrement ou une explosion, les pompiers et leurs fidèles coéquipiers partent à la recherche de personnes ensevelies. « Les chiens reconnaissent l’odeur humaine, ce qui leur permet de remonter un effluve, une fois que l’on a quadrillé le secteur. On les équipe de colliers à clochettes pour savoir où ils sont, et les chiens aboient dès qu’ils ont trouvé la victime », souligne le sergent, qui espère voir prospérer la coopération avec la gendarmerie nationale, concernant les personnes disparues.
Lors des interventions, les deux chefs d’équipe savent qu’ils peuvent compter sur l’expérimenté Covou, berger malinois et la belle Daïka, golden retriever, âgés de 7 ans. « On recherche des chiens sociables qui ne sont pas agressifs. Un an après la naissance, on sait si un chien pourra travailler avec nous. On doit créer une relation afin de pouvoir lui faire confiance », conclut Julien Joannon, qui prépare la relève de Daïka. Sa chienne devrait prendre une retraite méritée dans deux ou trois ans. Reste à savoir si June, fougueux berger allemand de cinq mois, sera en mesure d’assurer la relève.
De Loïs Mangin

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